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Tunisie : Tout pour séduire les touristes algériens

12 avril 2011
Tunisie : Tout pour séduire les touristes algériens

Le vent du changement, qui a soufflé le 14 janvier 2011 sur la Tunisie, a créé, par ricochet, une situation de crise dans le secteur vital du tourisme. Un secteur qui représente 7 % du PIB tunisien et fait vivre pratiquement 30 % de la population, estimée à plus de dix millions d’habitants.

ette situation a incité les autorités tunisiennes à multiplier les actions pour rassurer les touristes, qui étaient plus de sept millions à visiter ce pays l’année dernière. Malheureusement, les chiffres enregistrés au début de l’année frôlent le rouge avec une baisse sensible de ses entrées de plus de 40 %. Cette situation a mis en péril tout le secteur du tourisme, d’où l’urgence de mettre sur pied un plan d’action pour, notamment, sauver la saison estivale.

A LA CONQUÊTE DU MARCHÉ ALGÉRIEN

Face à la défection très remarquée des touristes étrangers, les professionnels du tourisme tunisien misent beaucoup sur les Algériens afin de pouvoir donner un nouveau souffle à ce secteur vital. En effet, avec une moyenne de plus de 1 million d’Algériens qui visitent chaque année la Tunisie, l’Algérie est ainsi le troisième client, après la Libye, avec ses deux millions de visiteurs et la France 1,4 million de touristes.

Mais avec le conflit libyen, qui a pris de graves proportions, les Tunisiens souhaitent ne pas perdre le marché algérien, qui a enregistré un recul de 35 % depuis le début de l’année. Ainsi, le ministre du Commerce et du Tourisme M. Mehdi Houas, a lancé une campagne promotionnelle sur le marché algérien qui a ciblé les différents médias algériens. Les professionnels du tourisme tunisien prendront également part aux différentes manifestations liées au tourisme en Algérie. Ainsi, ces derniers seront, dès aujourd’hui, présents à Oran, à l’occasion du Salon Siaha 2011. Ils se déplaceront aussi le 18 mai prochain à Alger, afin de rassurer les touristes algériens, mais aussi de proposer leurs produits et de nouveaux prix plus attractifs. Sur les 60 millions de dinars tunisiens consacrés à la promotion du tourisme, un budget conséquent a été alloué à la promotion en Algérie, avec des spots publicitaires dans les médias audiovisuels algériens. Parmi les autres mesures prises, le ministre du Commerce et du Tourisme, M. Mehdi Houas, a évoqué la possibilité d’organiser des liaisons maritimes entre l’Algérie et la Tunisie afin que les Algériens puissent s’é- pargner le long trajet par route. Le ministre tunisien devrait rencontrer ses homologues algériens du Commerce et du Tourisme en Algérie avant une seconde entrevue, prévue avec les mêmes interlocuteurs, à Tunis. Ils devront, à l’issue de ces entrevues, prendre une série de mesures allant dans ce sens.

LES ASSURANCES DES TUNISIENS QUANT À L’ASPECT SÉCURITAIRE

La défection des touristes depuis le début de l’année s’explique surtout par la peur de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Un avis que ne partage pas le ministre du Commerce et du Tourisme, M. Mehdi Houas. Il a même affirmé que la situation s’est beaucoup améliorée. Il a avoué que de nombreux ambassadeurs, qu’il avait invités à se rendre dans le sud du pays afin d’y passer un weekend, ont fini, pour la plupart, par lever leurs restrictions et ont incité leurs concitoyens à se rendre en Tunisie afin de pouvoir passer leurs vacances. Le président-directeur général de l’hôtel Thalassa de Monastir, M. Slim Zghal, abonde dans le même sens en déclarant, notamment, que le vent du changement a apporté de nouvelles mœurs, mais qu’il ne pouvait, par exemple, empêcher les gens de faire des sit-in. Celui-ci nous a même raconté une anecdote : des manifestants ont bloqué le 4 avril l’autoroute d’Endifha, non loin du point de péage Hergla, pour deux heures, et ce afin d’exiger la fermeture d’une usine de traitement du cuir à Chguarnia. Toutefois, M. Zeghal a tenu à nous faire comprendre que les Tunisiens ont l’esprit citoyen et sont conscients de l’importance que représente le tourisme pour le pays, avant d’ajouter : « C’est ce qui explique que seuls les biens appartenant à la famille du président déchu Zine ElAbidine Benali ont été saccagés. » Il est vrai que les sites touristiques ont été épargnés par les émeutes de janvier dernier. Mais le souci premier pour les autorités, comme pour les professionnels du secteur du tourisme tunisien actuellement, reste comment remplir les hôtels et éviter une année blanche. Et c’est là tout le défi de la Tunisie d’aujourd’hui.

Tags: Algérie Tunisie Tourisme

Source : El-annabi.com

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