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Marche à l’appel de la CNCD

L’Algérie retient son souffle

11 février 2011

A l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), Alger, Tizi Ouzou, Boumerdès, Tipasa, Béjaïa et d’autres villes se préparent à la marche organisée pour « le changement et la démocratie ».

Bien que la manifestation ait été interdite, le départ est fixé à 11 heures, de la place du 1er-Mai (baptisée place de la Concorde) à la place des Martyrs. La marche d’aujourd’hui sera probablement contrée par les forces de l’ordre qui ont investi dès hier matin les principaux accès menant vers la capitale.

En prévision de cette marche, les autorités ont pris leurs dispositions. Au niveau de la place du 1er-Mai, le déploiement est impressionnant : un convoi de fourgons anti-émeutes a pris place depuis plusieurs jours devant le siège de l’UGTA, un second du côté du boulevard de l’ALN – en face au siège de l’entrepôt de l’Entreprise du transport urbain (ETUSA) – et un troisième dispositif a été mis en place en face de la maison de la Presse Tahar-Djaout. Enfin, un impressionnant dispositif sécuritaire a été établi en face du siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), à la place des Martyrs.

Dès jeudi, les Algérois ont été informés de l’absence du transport public assuré par l’ETUSA pour la journée de samedi en direction du quartier du 1er-Mai. Les mêmes consignes ont été données aux responsables des chemins de fer et aux propriétaires de bus desservant les grandes lignes d’arrêter leurs activités le jour de la marche. Tous les hôtels de la capitale ont été également réquisitionnés depuis vendredi pour empêcher toute infiltration de citoyens venant de l’extérieur.

Les autorités ont aussi donné des consignes très strictes aux directeurs des cités universitaires pour empêcher les jeunes manifestants venus des wilayas limitrophes de trouver refuge dans les chambres universitaires. Pour déjouer les plans des autorités, les syndicats tels que le SNAPAP, le Satef et le CLA ont pris leurs dispositions trois jours à l’avance en hébergeant un nombre important de citoyens manifestants venus d’autres villes.

Après la défection simultanée du FFS et du RAJ, le PLJ, de Mohamed Saïd, et le PST, de Chawki Salhi, ont décidé de se retirer de la coordination nationale. La marche d’aujourd’hui sera couverte par plus de 40 journalistes étrangers qui ont été autorisés à venir couvrir cette manifestation. Dans un message urgent, daté du 9 février, le wali d’Alger a donné instruction aux présidents d’APC, aux directeurs de l’exécutif de la wilaya d’Alger et aux directeurs des EPIC et de EPA de prendre « les dispositions nécessaires à l’effet d’organiser une permanence relevant de vos structures respectives à partir de vendredi 11 février 2011 ».

Mahmoud Tadjer

Tags: Algérie Manifestation Gouvernement

Source : Le Jeune Independant

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1 commentaire

  • L’Algérie retient son souffle par bensaidms 11 février 2011 21:24

    pourvu que le peuple algerien se libère de ce régime militaire et retrouve la quiétude et la dignité
    et enfin la construction du Magrheb déchiré
    il est impensable que le peuple d Algerie souffre de plusieurs carences alors que dieu l a béni d innombrables richesses
    DU RESPECT A CE PEUPLE D UN MILLION DE CHAHIDS

    Répondre à ce message


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