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La Tunisie domine le sommet des chefs d’Etat arabes en Egypte

19 janvier 2011

La situation en Tunisie devait dominer un sommet économique des dirigeants des pays de la Ligue arabe, aujourd’hui mercredi, à Charm el-Cheikh (Egypte), sur fond de craintes d’instabilité persistante dans ce pays et de contagion de la contestation à l’extérieur.

Ce sommet constitue la première réunion des chefs d’Etat arabes depuis le départ vendredi, sous la pression populaire, du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, après 23 ans de règne. « Le monde arabe est témoin aujourd’hui de développements et de défis qui touchent à la sécurité nationale », a affirmé mardi, lors des travaux préparatoires, le chef de la diplomatie koweïtienne Mohammad Al-Sabah. « Des peuples mènent des insurrections (...) et les citoyens arabes se demandent : est-ce que les régimes arabes actuels peuvent répondre à ces défis de manière dynamique  ? », a-t-il dit dans une allusion à la situation tunisienne. « Les régimes peuvent- ils répondre aux souffrances du citoyen arabe ? », s’est-il encore demandé. Le ministre des Affaires étrangères tunisien, Kamel Morjane, est arrivé lundi soir, à la station balnéaire de la mer Rouge, pour informer ses homologues, de la situation dans son pays.

Il s’agit du premier voyage officiel d’un membre du cabinet tunisien, depuis la chute du gouvernement de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali qui a fui en Arabie Saoudite. M. Morjane a indiqué mardi, que le peuple tunisien avait « dit son mot » et que, désormais, l’unique ambition du gouvernement tunisien de transition était de préparer des élections libres et des réformes. « Le peuple tunisien a dit son mot et est sorti vainqueur de ce soulèvement populaire », a-t-il dit à la presse. « Nous voudrions confirmer qu’il s’agit d’un gouvernement de transition : son but est clair et son mandat limité par la loi (...) Son but est de mettre en place une élection présidentielle libre (...), à laquelle participeront des observateurs étrangers (...) », a-t-il poursuivi. Il a ajouté que des réformes porteraient notamment sur les questions économiques et sociales. « Il y aura des réformes politiques mais aussi (des réformes) sur (...) le plan social », a dit M. Morjane, déjà membre du gouvernement en place sous le président Ben Ali.

Les gouvernements arabes ont multiplié, ces derniers jours, les appels à l’union et à la restauration de la stabilité en Tunisie, laissant poindre leur inquiétude de voir les événements de Tunis faire tache d’huile. La « révolution du jasmin » tunisienne est fréquemment citée en exemple par l’opposition ou dans les milieux syndicaux de nombreux pays arabes, dominés par des régimes autoritaires et eux aussi en proie à un profond malaise social. Au Soudan, l’opposition a plaidé pour la « fin du régime totalitaire » à Khartoum et appelle à un soulèvement populaire similaire à celui survenu en Tunisie.

Au Yémen, les forces anti-émeutes ont dispersé, mardi à Sanaa, en tirant en l’air, une manifestation d’étudiants qui scandaient des slogans en faveur du soulèvement populaire en Tunisie, appelant les « peuples arabes à se révolter contre leurs dirigeants ». L’opposant égyptien et ancien haut responsable international Mohamed El Baradei a, quant à lui, jugé mardi « inévitable » un changement de régime en Egypte, après le soulèvement populaire tunisien.

Tags: Égypte Tunisie

Source : Le Quotidien d'Oran

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