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Des rémunérations plus attractives chez Sonatrach et les banques, selon une enquête de l’ONS

Algérie : L’écart des salaires entre le public et le privé se creuse

27 octobre 2013

Les enquêtes de l’Office national des statistiques (ONS) sur les salaires se suivent et… confirment la tendance.

On est mieux payé dans le secteur public que dans le privé. Et on est beaucoup mieux loti quand on travaille dans les industries extractives et les finances que dans la construction, l’immobilier et les services aux entreprises. Selon la désormais classique enquête annuelle réalisée par courrier par l’Office national des statistiques (ONS) auprès de 912 entreprises dont 611 publiques et 301 privées nationales de 20 salariés et plus, les tendances observées en 2010 et 2011 (voir le Quotidien d’Oran du 10 juin 2012) restent les mêmes. Entre 2009 et 2010, les salaires nets mensuels ont augmenté de 7,4% en liaison avec l’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG) qui est passé de 12.000 DA à 15.000 DA. En 2012, avec le passage du SNMG de 15.000 à 18000 dinars - avec le corset de l’article 87 bis -, la hausse du salaire net mensuel est de 8,2%. La hausse est de 8,7% pour les personnels d’exécution, de 8% pour le personnel de maitrise et de 7,6% pour les cadres. L’évolution des salaires n’est pas uniforme. Elle est plus importante dans les industries extractives (hydrocarbures, mines) où elle atteint 15%, 12 % dans le secteur des banques et assurance, 11,6% pour les transports et communications et 9,3% pour le commerce et réparation. Les secteurs qui ont peu profité de la hausse des salaires sont la santé (3,4%), l’hôtellerie et la restauration (3,6%). Les chiffres pour le secteur de la santé méritent d’être relativisés puisque les personnels de la santé publique ne sont pas inclus dans l’enquête. Celle-ci confirme de manière presque définitive que, depuis les hausses des salaires de ces trois dernières années, le secteur public paye mieux que le privé. La courte période dans laquelle le privé - y compris étranger- paraissait plus attractif parait révolue. Du moins pour un certain temps.

PRÈS DE 20.000 DINARS DE DIFFÉRENCE ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVÉ

L’enquête de l’ONS pour l’année 2010 donnait un salaire net mensuel global de 27000 dinars mais avec un décalage très prononcé entre celui du secteur public où il était de 38.500 dinars contre 21.500 dinars dans le secteur privé, soit un écart de 17.000 dinars. Pour 2012, le salaire net moyen mensuel progresse à 31800 dinars et l’écart entre le public (45500 dinars) et le privé (25700 dinars) se creuse un peu plus à 19800 dinars. Pas loin du chiffre rond de 20.000 dinars d’écart. Ceux qui travaillent dans les industries extractives, principalement les hydrocarbures, restent très largement au-dessus du lot avec un salaire net moyen de 85.000 dinars, soit 2,7 fois le salaire moyen. Le secteur financier est bien rémunéré avec un salaire moyen de 50.500 dinars soit 1,6 fois le salaire global. Ce sont les deux secteurs d’activités les mieux rémunérés. En raison, explique le directeur technique chargé des statistiques sociales et des revenus à l’ONS, Youcef Bazizi en charge de l’enquête, de leur système de rémunération spécifique. « Les entreprises faisant partie de ces secteurs emploient un grand nombre de diplômés et dispose de plus de facilité que d’autres secteurs pour bien payer leur personnel que ce soit les cadres ou les autres catégories de personnels », a-t-il indiqué.

EXÉCUTANT À SONATRACH MIEUX QUE CADRE… AILLEURS

Après ces deux secteurs, on « chute » dans le moyenne du « privé » avec des rémunérations inférieures au salaire moyen dans les secteurs de la construction, de l’immobilier (23.700 DA) et des services aux entreprises (25.400 DA) soit 74% et 80% du salaire net moyen global. En termes de catégories, les cadres ont un salaire net moyen de 59.400 DA contre 36.700 DA pour le personnel de maîtrise et 23.500 DA pour un salarié d’exécution. Mais, encore une fois, les cadres du secteur des hydrocarbures sont très loin de la « moyenne » avec des salaires de 105.000 dinars. L’écart est moindre pour les cadres des finances avec 62.200 dinars. Et on rechute au-dessous du salaire moyen pour les cadres du secteur de la construction (44.200 dinars) et des services (42.600 dinars). Dans les industries extractives le personnel d’exécution a un salaire supérieur à ces cadres du secteur de la construction et des services avec des salaires moyens de 57. 800 DA. Mais le personnel d’exécution dans le secteur de la construction et de la santé privé n’est pas loin du SNMG avec 20.500 dinars et 20.300 dinars. Moralité, il faut toujours chercher à travailler à Sonatrach ou dans une banque qu’ailleurs. Et dans le public mieux que chez le privé !

Tags: Sonatrach Banque

Source : Le Quotidien d'Oran

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