Après la reconduction de Rabah Saâdane au poste de sélectionneur national, pour deux ans avec comme objectif une place en finale à la prochaine CAN 2012, tous les regards sont braqués vers celui qui le secondera.
Dimanche dernier, le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football s’est réuni pour débattre d’un certain nombre de dossiers, dont ceux de la reconduction du sélectionneur national, des programmes des différentes équipes nationales et autres volets techniques et administratifs en l’absence d’un personnage très important : le directeur technique national (DTN).
Non pas parce que ce dernier était en vacances ou retenu par des obligations, mais tout simplement parce qu’il n’existe pas ! C’est plutôt la vacance, et cela ne semble déranger personne à partir du moment où l’on « gère » sans la présence d’une véritable autorité technique dont le rôle et l’avis sont primordiaux, pour ne pas dire vitaux pour une Fédération de football. Cela fait un an et demi, depuis le retour de Mohamed Raouraoua aux affaires du football algérien, que ce poste de DTN est vacant, malgré la tentative d’en mettre en place un après un avis d’appel à manifestation d’intérêt qui s’est avéré « infructueux ». Pourtant, ce ne sont pas les compétences qui manquent, que ce soit en Algérie ou ailleurs. Et une fois encore, le BF a zapé cette question d’une grande importance pour l’avenir du football algérien, ce qui a renforcé le sentiment de suspicion chez l’opinion sportive et tous ceux qui savent que sans une DTN, une fédération n’est pratiquement rien.
Toute la politique du développement du football d’un pays, sur les plans techniques, méthodologiques et structurels, pour ne citer que ces paramètres, sont du ressort d’une DTN, comme c’est le cas dans toutes les associations affiliées à la FIFA à travers le monde. Le DTN est-il un poste gênant ? Le football algérien, qui amorce une nouvelle étape avec l’avènement du professionnalisme, peut-il se passer d’une telle structure ? Quant on sait, que le président de la FAF est un homme très occupé et surbooké avec toutes les missions qu’il a en charge au sein de la FIFA, la CAF, l’UNAF et l’UAFA, on comprend encore moins l’absence d’une DTN qui devrait être chargée du plus grand volet de gestion au sein d’une fédération, surtout lorsqu’on sait que sous d’autres cieux, il y a des associations qui détiennent une quinzaine de sélections, allant de la A aux corporatistes, en passant par les féminines et les jeunes catégories. On comprend encore moins lorsqu’on décide de renforcer et d’étoffer le staff technique d’une sélection en particulier, la A, sans se soucier d’en faire autant pour toutes les autres, à commencer par la structure qui devrait toutes les chapeauter. D’autant qu’avec les exigences du football moderne, la gestion devient de plus en plus exigeante et ne laisse pas la moindre place au bricolage. D’ailleurs, dans la plupart des fédérations, c’est la DTN qui fait souvent le choix du sélectionneur et c’est à elle que ce dernier rend compte, car la politique du football c’est elle.
Si aujourd’hui, l’Espagne est parvenue à décrocher un titre de championne du monde après celui de l’Euro-2008, elle le doit en grande partie à une démarche tracée depuis longtemps par la fédération, plus exactement la DTN, chez les jeunes catégories, que ce soit au sein des clubs ou au niveau des sélections qui ne sont en fait que des regroupements des meilleurs éléments des clubs. Aujourd’hui, Saâdane a gardé deux de ses adjoints, Zoheir Djelloul et Hacène Belhadji, et tout le débat tourne autour du nouveau préparateur physique et surtout de l’adjoint qui doivent renforcer la sélection, dans les prochains jours. Selon certaines sources, l’entraîneur qui rejoindra le staff sera sur le banc dès le prochain match contre le Gabon, le 11 août à Alger, alors que pour d’autres ce sera en septembre, soit la veille de la rencontre contre la Tanzanie, comptant pour les éliminatoires de la CAN-2012. L’on parle également d’un technicien étranger, mais au même moment on cite plusieurs noms comme Toufik Korichi, Abdelkrim Bira et Adel Amrouche, d’anciens mondialistes. La spéculation reprend ses droits, et c’est tout à fait normal en absence d’une … DTN !
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Source : El-annabi.com