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bedria23 Modérateur


Inscrit le: 06 Avr 2006 Messages: 7112 Localisation: au phare du cap de garde, corniche d'Annaba
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Posté le: Dim Mai 21, 2006 10:40 pm Sujet du message: 22 mai date anniversaire de la mort d’un illustre |
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C’est le 22 mai 1885 que Victor Hugo s'éteint à son domicile parisien à l‘âge de 83 ans. Face à la perte d'un poète et écrivain mythique, d'un homme politique, moderne et juste, la nation française est en deuil ! Des funérailles nationales ont lieu et le Panthéon est à cette occasion réouvert, pour devenir le mausolée des gloires de la France que l'on connaît aujourd'hui
Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besançon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et"Les Misérables" (1862).
Et voici quelques lignes qu'il a écrit :
Mes deux filles
Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,
L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe,
Belle, et toutes deux joyeuses, ô douceur !
Voyez, la grande soeur et la petite soeur
Sont assises au seuil du jardin, et sur elles
Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles,
Dans une urne de marbre agité par le vent,
Se penche, et les regarde, immobile et vivant,
Et frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase,
Un vol de papillons arrêté dans l'extase.
(recueil : Les contemplations)
Clair de lune
La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.
Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots
(recueil : les orientales)
LA BIOGRAPHIE DE VICTOR HUGO
Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis-le-Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poème, 'Odes' et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, 'Cromwell' , puis 'Orientales', 'Hernani'. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gauthier. En 1831, il publie son premier roman historique, 'Notre-Dame-de-Paris', et en 1838 son chef d'oeuvre romantique 'Ruy Blas'. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Elu à l'Assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine 'Les Misérables', immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'état du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit 'Les châtiments', et 'Les contemplations'. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de 'La Légende des siècles'. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs. _________________ La bônoise me colle à la peau.
http://www.el-annabi.com/ |
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Joséfa Membre de diamand


Inscrit le: 10 Avr 2006 Messages: 3229 Localisation: région parisienne
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Posté le: Lun Mai 22, 2006 7:24 am Sujet du message: |
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Victor Hugo , un des poètes les plus connus !
J 'aime beaucoup "les orientales " pour l 'avoir étudié au lycée : "clair de lune " je vous l 'ai posté , il n 'y a pas longtemps , je crois !
je suis allée visiter le château de Villequiers demeure familliale , transformée en musée, face à la Seine qui coule dans la campagne normande , là ou sa fille s 'est noyée : et pour qui il a écrit ce poème
Demain, dès l'aube...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. _________________ " Cette roue sous laquelle nous tournons est pareille à une lanterne magique. Le soleil est la lampe ; le monde l'écran ; Nous sommes les images qui passent. "
(Omar Khayyâm ) |
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zaza Membre de diamand


Inscrit le: 02 Jan 2006 Messages: 3679 Localisation: FRANCE
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Posté le: Lun Mai 22, 2006 8:30 pm Sujet du message: |
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merci à vous mes dames
Ce que c'est que la mort
Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;
Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange _________________ la nostalgie est une douce melodie qui fait revivre de bons souvenirs |
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bedria23 Modérateur


Inscrit le: 06 Avr 2006 Messages: 7112 Localisation: au phare du cap de garde, corniche d'Annaba
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Posté le: Lun Mai 22, 2006 9:15 pm Sujet du message: |
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merci JOSEFA et ZAZA _________________ La bônoise me colle à la peau.
http://www.el-annabi.com/ |
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