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Beur , Blanc , Rouge

 
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Joséfa
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MessagePosté le: Lun Mai 08, 2006 11:32 am    Sujet du message: Beur , Blanc , Rouge Répondre en citant

FILM :

Beur blanc rouge de Mahmoud Zemmouri ( réalisateur de 100°/ Arabica )

Sur un argument puisé dans le match amical France - Algérie du 6 octobre 2001 au stade de France, une rencontre qui avait connu un envahissement de terrain à la 76è minute de jeu, le sixième long-métrage de Mahmoud Zemmouri met en scène un jeune chômeur franco-algérien, supporter enflammé de l’équipe d’Algérie et arrêté à cette occasion. Libéré, puis contraint par sa famille de partir en Algérie pour améliorer ses chances d’insertion, il doit admettre sa crainte de se retrouver dans le pays de ses parents, loin de ses marques.
Initialement intitulé Beur et margarine, le film co-écrit et produit par Mahmoud Zemmouri permet une nouvelle fois au cinéaste de donner libre cours au registre tragi-comique qu’il cultive depuis ses débuts. Beur, blanc rouge, qui lorgne sans prétention vers la comédie italienne façon années 70, est porté par une armada de comédiens dont le sémillant et frêle Yasmine Belmadi, Abdallah Bouzida et Fatima Helilou en chefs de famille impécunieux qui ne reculent devant rien, Chafia Boudraa en grand-mère riche et encombrante, Mouss en directeur d’agence matrimoniale islamique et Saïd Hilmi en épicier grincheux.



Sortie Algérie : 10 mai 2006
Sortie France : 17 mai 2006



Beur blanc rouge
un film de Mahmoud Zemmouri
Avec Yasmine Belmadi, Karim Belkhadra, Julien Courbey, Nozha Khouadra
(Fr/Alg, 2004)
_________________
" Cette roue sous laquelle nous tournons est pareille à une lanterne magique. Le soleil est la lampe ; le monde l'écran ; Nous sommes les images qui passent. "
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bedria23
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MessagePosté le: Lun Mai 08, 2006 11:48 am    Sujet du message: Répondre en citant

ho merci de cet info
un film que j'aimerai bien voir
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bedria23
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MessagePosté le: Lun Juin 26, 2006 12:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Josefa : un article dans la Nouvelle République :

"Mahmoud Zemmouri, cinéaste
Une caméra de chaque côté de la mer

Alors que la Coupe du monde de football bat son plein, et que la France se retrouve malgré tout, unie derrière son équipe «black, blanc, beur», le film de Mahmoud Zemmouri Beur, blanc, rouge, aborde les problèmes de double culture à travers les incidents survenus pendant le match France-Algérie, en octobre 2001. Portrait d’un cinéaste qui traite de l’immigration depuis plus de 20 ans, non sans humour.
C’est en voyant les films d’un de ses condisciples de l’école d’optique de Paris, à son arrivée en France, en 1968, que le jeune Mahmoud Zemmouri, réalise qu’il va pouvoir accomplir son rêve : faire du cinéma. «Ces films parlaient d’immigration mais de façon misérabiliste. Je ne voyais pas de diversité dans le public qui venait les voir. Il n’y avait que des immigrés et des gens issus de la gauche culpabilisée. C’est là, que j’ai décidé de traiter de sujets épineux, avec de l’humour, pour toucher un large public.”
Ces comédies engagées, toujours à la limite de la farce, inspirées de la comédie italienne, sont devenues depuis plus de 20 ans la marque de fabrique de ce sympathique bonhomme qui, à 60 ans, porte toujours cheveux longs et blouson en jean. Un air décontracté derrière lequel le cinéaste algérien cache un battant : il lutte farouchement pour produire et tourner ses films traitant des délicates questions d’intégration, d’immigration et de double culture. Avec ses armes : le burlesque et la satire sociale bon enfant dont on lui reproche parfois le manque de finesse… «L’intégration est à la mode car les politiques en font un enjeu électoral, mais c’est l’enfer pour monter des films sur ce sujet. Rien que pour la diffusion, on n’a pas accès à toutes les salles de cinéma. Surtout à celles qui marchent bien...».
«Mon film est taxé de 'communautaire»
Il n’a pas à rougir du succès de son sixième film, Beur, blanc, rouge, sorti en mai : «On a fait 50 000 entrées la première semaine et on a battu le dernier Almodovar dans certaines salles de banlieue. Pourtant, l’une d’elles nous a décroché en troisième semaine car mon film est taxé de «communautaire». J’ai dû appeler le médiateur du CNC (Centre national de la cinématographie) pour qu'elle remette le film à l’affiche une semaine plus tard.» Et le climat politique actuel, selon lui, n’arrange rien : «Il y a un grand malaise en France aujourd’hui. C’est le bilan de Sarkozy et de la contre-attaque de Ségolène. Ils se servent toujours des mêmes arguments. A croire qu’ils veulent encore Le Pen au deuxième tour.»
En 1968 donc le jeune Mahmoud Zemmouri quitte son village de Boufarik, à 30 kilomètres au sud-ouest d’Alger, dans la plaine de la Mitidja, «la Californie algérienne». Là où il est né Français en 1946, «un Gaulois malgré lui». Aujourd’hui, il a la nationalité algérienne et semble en paix avec lui-même. L’homme se sent aussi à l’aise d’un côté que de l’autre de la Méditerranée. Il ne laisse rien passer à la France, et il en a autant au service de l’Algérie. Ses films en sont la meilleure preuve.
Le film culte des beurs des années 80
La loi Stoléru, qui met en place une aide au retour pour les immigrés, lui inspire Prends 10 000 balles et casse-toi, en 1981 et marque le début d’une longue carrière de satires sociales. «C’était le premier film qui parlait d’un tel sujet qui a bénéficié de projections dans des salles des Champs-Elysées et du quartier latin», se félicite-t-il. «Je rencontre encore des beurs de cette génération qui connaissent les dialogues par cœur.» Puis c’est au tour de l’Algérie de subir l’humour provocateur du cinéaste. Avec Les Folles années du twist, en 1986, un film qui tourne en dérision la révolution algérienne. «Le gouvernement algérien l’avait co-produit à cause du succès de mon précédent film mais n’avait pas lu le scénario. Du coup, à la sortie, ils l’ont censuré.» Puis, viendra De Hollywood à Tamanrasset, en 1991, tourné en Algérie. Cette fois, il se met les religieux à dos. On lui brûle ses décors.
«Un événement
annonciateur des émeutes à venir»
Pour Beur, blanc, rouge, le réalisateur poil-à-gratter s’attaque de nouveau à l’Hexagone et aux problèmes des jeunes de la deuxième génération qu’il a côtoyés à Noisy-le-Grand pendant sept ans. «Ce n’est pas la France ni le peuple français qu’ils ont sifflé lors du match France-Algérie, mais la République», explique Mahmoud Zemmouri, qui était au Stade de France ce jour-là. «Au départ, je voulais juste faire un film sur la crise identitaire de ces jeunes, mais j’ai vu pendant ce match qu’il y avait une émotion très forte. Les médias et les politiques n’ont pas compris ce qui se jouait là. Ce n’étaient pas des racailles, mais des gens qui jouaient leur vie. C’était la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie que les deux pays se rencontraient.»
Beur, blanc, rouge a été co-produit par l’Algérie, où il a été tourné pour moitié... et plutôt bien reçu. En France, c’est à la lumière des émeutes de novembre que l’on en saisit la portée. Pour le réalisateur, la révolte des jeunes avait juste besoin d’un alibi. Ce soir-là, c’était le match : «Un événement annonciateur que les politiques n’ont pas su lire»."


La Nouvelle République
25-06-2006
Sandrine Martine
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Joséfa
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MessagePosté le: Lun Juin 26, 2006 8:18 am    Sujet du message: Répondre en citant

merci bédria ! :D
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