mercredi 23 août 2017 - vous ici Accueil du site > Economie>

Les entreprises algériennes « déconnectées »

15 décembre 2010

Promouvoir le concept de l’Intelligence économique au sein des entreprises nationales et des institutions de l’Etat est le nouveau cheval de bataille sur lequel compte le ministère de l’Industrie,

de la PME et de la Promotion de l’investissement pour garantir à ces entreprises et institutions publiques la compétitivité qui leur est nécessaire pour faire face aux mutations que connaissent les marchés national et international.

Selon Mohamed Bacha, directeur général de l’Intelligence économique, des études et de la prospective au ministère de l’Industrie, cité par l’APS, l’Algérie accuse un « retard important » en la matière en comparaison avec d’autres pays du Maghreb arabe. M. Bacha, qui s’exprimait en marge d’un atelier de formation sur la « sécurisation du patrimoine immatériel des entreprises », a estimé à cet égard que si les entreprises algériennes continuent à être déconnectées de ce qui se passe autour d’elles et dans le monde, elles ne parviendront pas à développer leur compétitivité et à se mettre au diapason des mutations que connaissent les marchés.

Afin de rattraper le retard enregistré dans le domaine de l’Intelligence économique, le ministère, a-t-il dit, a décidé d’accompagner les entreprises nationales et les institutions de l’Etat à se doter des dispositifs nécessaires à la mise en place de ce concept, à l’image des « cellules de veille ». A cet effet, a annoncé M. Bacha, des accords seront signés prochainement entre le ministère et onze entreprises industrielles publiques dans le but de les aider à se doter de « cellules de veille » devant leur permettre une collecte et une exploitation efficiente de l’information économique. Les entreprises concernées activent, selon lui, dans des secteurs tels que le machinisme agricole, l’électronique, l’industrie pharmaceutique, l’informatique et la mécanique.

M.Bacha a souligné par ailleurs que des accords seront signés au cours de l’année prochaine avec une dizaine d’autres entreprises nationales publiques dans le but de les aider à développer leur système de collecte et d’exploitation d’informations relatives aux tendances des marchés national et international, et particulièrement aux activités des entreprises concurrentes. Le même responsable a annoncé, par ailleurs, le lancement par la tutelle, en 2011, d’une enquête sur le niveau de l’utilisation et la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette enquête, a-t-il expliqué, s’inscrit dans le cadre des efforts consentis par le ministère pour identifier les lacunes des entreprises nationales (privées et publiques) dans le domaine des TIC en vue de les endiguer.

Le ministère envisage également, a-t-il ajouté, de lancer d’autres études dont les résultats contribueront au développement de la compétitivité des entreprises algériennes. Confiées à l’entreprise de gestion des systèmes d’information qui relève du ministère de l’Industrie (Ecofi), ces enquêtes porteront notamment sur les méthodes utilisées par les firmes algériennes pour la collecte, l’analyse et l’exploitation des informations nécessaires à la prise de décision. « Nous voulons dépasser les données actuelles qui indiquent que 20% seulement des entreprises disposent d’outil informatique efficient, 15% possèdent un site Internet propre à elles et 50% sont dépourvues d’un système comptable adéquat », a-t-il expliqué.

Concernant les activités de sa direction dont la création remonte à 2008, M. Bacha a indiqué que les nombreux séminaires et formations organisés au cours des deux dernières années ont permis une prise de conscience de la part des chefs d’entreprises et cadres algériens quant à l’importance de l’intelligence économique (la collecte, l’analyse et l’exploitation des informations) qui permet surtout de réduire les coûts et d’anticiper les risques. La direction de l’Intelligence économique, des études et de la prospective au ministère de l’Industrie continue, selon son premier responsable, à organiser des formations mensuelles gratuites dans le but de vulgariser l’intelligence économique.

Houari Barti

Tags: Algérie Entreprise

Source : Le Quotidien d'Oran

1 Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail

1 commentaire

  • Les entreprises algériennes « déconnectées » par ziadd 15 décembre 2010 19:27

    inteligence economique ? utilisez nos agents du drs pour receuillier les procédés de fabrication, les technlogies, et les modes de gestion efficaces des entrprises etrangeres.

    c’est un boulot honable pour eux , comme ca ils vont aussi trouver une occupation autre que celle de comploter tout le temps en algerie.

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

annonces

Le Sondage

Élections législatives en Algérie Allez-vous voter ?


Voter

Idées recettes

Média partenaire

le quotidien oran
Infosoir