Le projet de la zone de libre-échange
des produits agricoles entre les
pays maghrébins (Algérie, Libye,
Mauritanie, Tunisie et Maroc) verra
le jour en 2011.
C’est ce qui a été
indiqué hier par le secrétaire général
de l’Union du Maghreb Arabe (UMA),
Habib Ben Yahia, à l’occasion de la
tenue de la 16ème session de la commission
ministérielle maghrébine de
la sécurité alimentaire, à Djenan El
Mithak à Alger.
Le S.G. de l’UMA a précisé que
le projet de création de la zone de
libre-échange est dans sa phase finale.
« Nous sommes dans la phase
d’achèvement de la mouture finale du
projet avant son adoption », a-t-il souligné,
précisant que deux réunions
sont prévues prochainement, la première
réunissant les ministres maghrébins
du Commerce et la deuxième
les ministres des Affaires étrangères
des pays membres de l’UMA, afin
d’installer les éléments de base pour la concrétisation effective de ce projet.
M. Benyahia a mis l’accent sur la
nécessité d’accélérer l’élaboration des
listes des produits agricoles et ceux
transformés, ainsi que les produits de
pêche qui peuvent être échangés entre
les pays membres.
Qualifiant le volume des échanges
commerciaux intermaghrébins d’insignifiants
(3 %), le S.G. de l’UMA a
appelé tous les membres à l’accélération
de la création de la zone de
libre-échange maghrébine. Il a insisté
sur la nécessité de faciliter les procédures
douanières et l’accélération
du démantèlement des droits de
douanes, entre les pays membres,
pour certains produits.
Les ministres, notamment ceux du
secteur de l’Agriculture et de la Pêche
des pays maghrébins, ont été
unanimes à souligner la nécessité de
développer les échanges commerciaux
entre les pays membres pour
tirer profit des capacités des pays de
la région. Ils ont estimé qu’il est inconcevable
d’aller chercher un produit
auprès de pays européens et
autres, alors que celui-ci est disponible
en quantité suffisante et à un prix
abordable chez les voisins.
Le ministre de l’Agriculture, des
Ressources hydrauliques et de la
Pêche tunisien, Abdessalem Mansour,
a déclaré que les échanges
commerciaux en matière d’agriculture
existent. « Vous trouverez des
produits tunisiens, à l’exemple de
la tomate et la pastèque qui se vendent
en Algérie. Mais il serait préférable
que les choses évoluent dans
un cadre bien réglementé et organisé ». Le ministre Tunisien dira encore
qu’il y a d’énormes potentialités,
que ce soit en Tunisie ou dans
d’autres pays maghrébins, qui peuvent
être exploitées.
Et de citer l’exemple du lait frais
dont son pays a un excédent. Le ministre
de l’Agriculture et de la Pêche
mauritanien a évoqué, pour sa
part, l’excédent enregistré dans son
pays en matière de cheptel, de viande
rouge et de poisson.
M. Aziza
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Source : Le Quotidien d'Oran