mardi 22 août 2017 - vous ici Accueil du site > Economie>

Algérie : Développer les énergies renouvelables

29 novembre 2010

L’Algérie va intensifier l’effort d’exploration pour accroître ses réserves d’hydrocarbures, assurer des revenus suffisants pour le développement et garantir la sécurité énergétique du pays à très long terme, a affirmé hier M. Youcef Yousfi dans un entretien à l’APS.

Le ministre de l’Energie et des Mines a expliqué qu’un certain nombre d’actions seront prises pour améliorer la sécurité énergétique de l’Algérie, avec l’intégration des énergies renouvelables dans cette stratégie : « Intensifier l’effort d’exploration pour accroître nos réserves d’hydrocarbures, introduire et développer les énergies renouvelables, la disponibilité à long terme des hydrocarbures et la nécessité de diversifier nos sources de production d’électricité », a souligné le premier responsable du secteur de l’Energie.

« Le renchérissement du prix du pétrole et les obligations de préservation de l’environnement » participent également de cette stratégie de développement et de diversification des sources d’énergie. Les mesures qui seront prises pour intensifier l’effort d’exploration s’articulent autour du renforcement des moyens humains et matériels de Sonatrach, l’augmentation des capacités nationales en matière de services pétroliers et parapétroliers ainsi qu’un partenariat basé sur une vision à long terme en multipliant les appels d’offres, tout en étant attentif à l’évolution des conditions à réunir et en mesure d’attirer les investisseurs potentiels ». L’Algérie recèle des potentialités « très importantes en hydrocarbures, et c’est notre tâche de les mettre au jour », a souligné le ministre, précisant que dans le domaine minier, il s’agit également d’ »exploiter et valoriser les potentiels miniers en intensifiant l’exploration ». M. Yousfi refuse, par ailleurs, de remettre en cause la politique d’investissements à long terme de Sonatrach. Pour lui, ces investissements s’inscrivent dans une vision à long terme et ne dépendent pas de conjonctures ou de circonstances particulières et ponctuelles, et leur rentabilité ne peut être évaluée que sur une période de 20 à 30 ans.

Par ailleurs, Sonatrach compte prospecter « tous les marchés qui offrent une valorisation intéressante, y compris le marché asiatique ». L’état actuel du marché gazier en Europe, avec une offre abondante de la Russie et l’arrivée d’autres fournisseurs sur ce marché très porteur et où la demande est constante, n’est pas de nature à mettre en danger les exportations de gaz algérien, estime d’autre part M. Yousfi. « Plusieurs projets ont été réalisés ou sont en cours de réalisation pour renforcer les capacités d’exportation de gaz naturel vers l’Europe.

Depuis 2005 et 2008, les exportations respectives des gazoducs Pedro Duran Farrell (GME, vers l’Espagne) et Enrico Mattei (Transmed, vers l’Italie) sont en mesure d’acheminer vers l’Europe des volumes significatifs de gaz algérien additionnels, selon le ministre. De plus, le gazoduc Medgaz (reliant directement l’Algérie à l’Espagne) « devrait être mis en service prochainement et permettra de livrer à l’Europe quelque 8 milliards de m3/an de gaz », a-t-il ajouté.

Le ministre a, d’autre part, souligné la directive du président de la République portant sur la réévaluation des projets pétrochimiques pour renforcer une industrie en aval. S’exprimant sur Desertec, M. Yousfi a estimé que ce projet « ne concerne pas spécialement l’Algérie. Nous accueillons tous ces projets avec un certain intérêt, mais nous pensons que notre implication directe doit être compatible avec nos intérêts. Notre projet des énergies renouvelables a déjà démarré avec la réalisation d’une centrale hybride (gaz/solaire) à Hassi R’mel et nous allons bientôt être en mesure de tirer les leçons des choix technologiques qui ont été faits ».

Pour M. Yousfi, la démarche de l’Algérie en matière d’énergies renouvelables intègre les dimensions « maîtrise technologique, industrielle et sociale et commerciale  ». « Notre priorité pour les années à venir, dit-il, est de sélectionner les technologique les plus appropriées à nos conditions d’environnement climatique et de développer des projets niches d’utilisation permettant une rentabilité satisfaisante ».

M. B.

Tags: Algérie Energie nucléaire Energie solaire

Source : Le Jeune Independant

Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

annonces

Le Sondage

Élections législatives en Algérie Allez-vous voter ?


Voter

Idées recettes

Média partenaire

le quotidien oran
Infosoir