Le ministère de la Poste et des
Technologies de l’Information et
de la Communication a bel et bien
procédé à l’élaboration d’une « ébauche
» pour le lancement de la licence
3G (troisième génération de mobiles).
L’annonce a été faite jeudi par
Moussa Benhamadi lors d’une conférence
de presse organisée en marge
de la clôture du 2ème congrès international
sur le développement des
TIC à Oran. Le ministre a précisé
que l’élaboration des cahiers des
charges fixant les conditions et les
étapes de la mise en oeuvre des prestations
de cette nouvelle technologie
sera entamée prochainement par
son département ministériel. L’ébauche,
comportant avec amples détails
un cadre juridique et législatif, sera
soumise incessamment au gouvernement.
« Nous oeuvrons à la mobilisation
de toutes les potentialités et
compétences afin de concevoir une
stratégie efficiente à ce projet », a
affirmé le ministre. Il a ajouté à ce
propos que son département ministériel
est à la recherche de solutions
aux questions liées aux contenus
mobiles, dans le cadre du projet de
transfert de technologie de troisième
génération, ainsi que de l’adhésion
des opérateurs à ce projet et au
financement. « Nous aspirons à réaliser
un niveau de gestion électronique
des transactions commerciales
en s’appuyant sur les technologies
de la téléphonie mobile dans les
opérations bancaires et les prestations
», a-t-il soutenu. Le passage à
la 3G est une « nécessité absolue »
pour parachever l’ouverture sur les
technologies développées dans les
domaines de l’information et de la
communication, et pour élargir leurs
utilisations dans les domaines des prestations et des transactions économiques
et commerciales. La technologie
3G représente un potentiel
de marché considérable.
L’arrivée de la concurrence dans
les services va provoquer une relance
du marché du mobile, désormais
au bord de la saturation. Les trois
opérateurs de la téléphonie mobile
affutent leurs armes. Le nouvel enjeu
pour ces opérateurs est de capter
le marché professionnel et grand
public de l’accès mobile à Internet,
avec tous les services qui s’y rattachent.
Les réseaux 2G, qui établissent
des circuits permanents entre
abonnés en communication, sont
mal adaptés à la commutation de
données par paquets. D’où le lancement
des systèmes 3G spécialement
étudiés pour pouvoir commuter
à volonté des circuits (voix) ou
des paquets (données), selon les
besoins pour accéder à Internet,
voire à la télévision.
Le ministre a estimé, par ailleurs,
que la 2ème édition du congrès international
sur les stratégies des
TIC d’Oran a été une « réussite »,
notamment en matière d’échanges
d’expériences entre les participants
africains. Les travaux du 2ème congrès
international sur les TIC ont
pris fin jeudi soir après trois jours
d’intenses travaux et de débats
autour du thème « Pour une Afrique
numérique ». Les congressistes
ont souligné, dans une déclaration
lue lors de la cérémonie de clôture,
la nécessité de la mise en place
d’une économie du savoir et de
l’information. Ils ont estimé que
« des choix importants et décisifs
doivent être pris dans une approche
systémique avec pour seul souci
de nous insérer dans un monde
régi par l’économie du savoir ». Les
congressistes ont également considéré
que « le câble Alger-Abuja est
une double opportunité pour tous les
partenaires, aussi bien en termes de
retombées économiques et sociales
que du développement humain » et
le qualifient de « stratégique ».
Sofiane M.
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Source : Le Quotidien d'Oran