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L’agriculture souffre d’un sous-investissement en Algérie

18 octobre 2010
L'agriculture souffre d'un sous-investissement en (...)

Le Plan national de développement rural et agricole (PNDRA, 2001-2006) n’a pas été évalué par le gouvernement. Fouad Chahat, DG de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), estime que tous les investissements n’y étaient pas inutiles. Mais que l’agriculture algérienne continue de souffrir d’un sous-investissement.

Le rendement agricole est, selon Fouad Chahat, directeur général de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), victime d’une politique de désinvestissement qui a duré longtemps. « Pendant une certaine période, un investissement a été fait sans beaucoup de rigueur. Au bout du compte, il y a encore un manque d’investissements.

Il n’y a pas assez de tracteurs, de moissonneuses-batteuses ou d’équipements de traitement de maladies », a-t-il déclaré dimanche à la chaîne III de la radio algérienne. Il a regretté l’absence d’un véritable bilan du Plan national du développement rural et agricole (PNDRA) mis en application à l’époque de Saïd Barkat, ex-ministre de l’Agriculture. « Sans bilan, on ne peut pas préjuger d’un échec. Mais, les deux dernières années, le secteur agricole a essayé de recentrer sa politique, voir ce qui n’allait pas et comment le corriger. Cela dit, les investissements qui ont été faits n’ont pas été tous inutiles. Les efforts qui ont été faits en matière d’irrigation sont encore là », a-t-il noté. « Nous avons compris que les anciennes méthodes ne pouvaient plus fonctionner. Pour atteindre les objectifs, il faut une collaboration étroite de tous les acteurs, agriculteurs, agro-industriels et distributeurs », a-t-il ajouté. Pour atteindre le niveau du Brésil, qui a atteint l’autosuffisance alimentaire en dix ans et qui exporte, il a estimé qu’il faut améliorer le niveau de formation des agriculteurs L’Algérie peut, d’après lui, s’inspirer du modèle brésilien mais de ceux de l’Inde et de la Chine, considérées comme des puissances agricoles. « Nous pouvons le faire. Nous savons où sont les points faibles et comment y remédier.

L’essentiel est que la nation accepte d’accompagner ce mouvement et de faire l’effort nécessaire collectivement », a-t-il dit. Le directeur de l’INRA a estimé que l’apport de la recherche à l’agriculture demeure toujours faible en Algérie. « L’investissement en hommes et en équipement dans la recherche est encore modeste. Mais, les chercheurs présents ont accumulé suffisamment d’expérience pour pouvoir apporter un plus », a-t-il souligné. Il a révélé que de nouvelles variétés de céréales mieux adaptées au climat algérien vont être bientôt homologuées. Outre la modernisation de l’agriculture, Fouad Chahat a estimé que l’organisation des filières est indispensable. « Cela va permettre une meilleure fluidité et une meilleure régulation de la production.

L’organisation doit être fondée sur l’inter profession pour que les mesures prises soient cohérentes. Le renouveau rural doit être axé sur le lancement de projets de proximité de développement intégré. Il faut permettre aux agriculteurs d’accéder à des techniques nouvelles et renforcer leur encadrement par des chercheurs », a-t-il préconisé insistant sur la diversification de la production agricole. Il a, par exemple, appelé à la reprise et l’élargissement de la production de figues sèches, d’olives de conserve, d’huile d’olive et de géranium rosat. « Dans la Mitidja, la production du géranium rosat a été abandonnée alors que ces plantes nous permettaient de produire des extraits pour l’industrie du parfum. Il y a cinquante ans, nous étions les premiers exportateurs mondiaux de ces extraits ! », a-til rappelé. Actuellement, le Maroc, l’Egypte, la Russie et le Madagascar sont les principaux producteurs du géranium rosat. A titre d’illustration, Brut de Fabergé et Égoïste de Chanel sont tirés à partir des extraits de cette plante odorante.

FARID MESSIKH

Tags: Algérie Agriculture

Source : Le Quotidien d'Oran

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1 commentaire

  • La figue sèche de kabylie jadis exportée au Canada, on y retrouve aujourd’ui celle importée de soit de la Grece ou de la Turquie.
    Elle coûte les yeux de la tête et de qualité vraiment médiocre.Cet arbre qui est le figuier ne demande pas grand-chose comme entretien, il pousse sur toutes les terres.

    La poire cactus(akermos) coûte 1$ l’unité, impotrée du Mexique.En Algérie il pousse partout,aucun entretien.
    Pourquoi pas l’avocat, l’expérience est faite en Algérie, la production de ce fruit exotique est abondante.
    Que dire, nous avons un pays comparable en tout point à la Californie qui est devenue le jardin de l’Amérique.
    Au lieu d’importer, le pays doit subventionner le produit local et encourager l’agriculteur.
    Commencez donc par valoriser le métier de l’agriculteur.
    Jadis, si un enfant révèle la profession... Fellah de son père, oh le pauvre ! peut-être même aujourd’hui on a cette culture. Bouteflika avec qui je ne suis pas toujours d’accord a dit un jour :« il n’y a pas de sous métier »

    Répondre à ce message


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