Les engagements pris lors de la rencontre qui a regroupé
l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL)
et le Conseil interprofessionnel du lait (CIL) n’ont pas été
honorés, et les risques de pénurie du lait en sachet
sont toujours présents.
Selon un producteur
basé à Oran, le seul
point positif demeure
les 10 tonnes attribuées
mensuellement à titre exceptionnel
et qui devront être
enlevées juste après le mois
de Ramadhan. Cependant,
cette petite embellie demeure
insignifiante par rapport
aux véritables capacités de
production de la quasi-majorité
des unités de production.
Il est inconcevable, affirme
notre interlocuteur,
que sur des besoins mensuels
exprimés auprès de
l’ONIL et estimés à 180 tonnes,
la quantité réceptionnée
n’est que de 60 tonnes.
Par conséquent et afin
de préserver l’activité et
l’emploi, la réduction de la
production journalière
théorique estimée à 80
000 pour la ramener à 20
000 devient inévitable.
Notre interlocuteur s’interroge
sur les sources d’approvisionnement
de certaines
unités de fromage ou de
yaourt ainsi que d’autres dérivés, des produits non
concernés par les subventions
publiques décidées
uniquement pour le lait en
sachet dont le prix officiel est
fixé à 25 DA. Un prix rarement
respecté et si c’est le
cas, le dosage est souvent en
deçà de la norme exigée.
Notre interlocuteur nous
apprend qu’il vient d’être
destinataire d’un courrier de
la direction du commerce
l’incitant à produire davantage
afin d’éviter la pénurie.
Mais, soutient notre interlocuteur,
si actuellement « mon
personnel n’est que de 25
travailleurs, je pourrais le
porter à 75 si l’approvisionnement
en poudre de lait se
fait en quantité et dans les
délais impartis ». Un autre
producteur de Sidi Bel Abbes
développe les mêmes
arguments en affirmant que
la crise est là et que si elle
n’est pas perceptible dans les
grands centres urbains généralement
proches des producteurs,
les consommateurs
des régions éloignées
en souffrent.
Le même producteur
affirme qu’il n’a
même pas réceptionné la
quantité supplémentaire de
10 tonnes et que pour répondre
à une demande qui
passe du simple au double,
voire le triple, il a dû passer
de 60 à 80 000 litres alors
qu’il court un gros risque de
terminer son stock avant
l’arrivée du prochain. Rappelons
que l’ONIL et le
CNIL ont pu, lors d’une réunion
tenue à une dizaine de
jours de Ramadhan, arrêter
les quotas à attribuer à chaque
transformateur. Les
quotas ont été réajustés
après un travail qui a été élaboré
déterminant la capacité
de transformation et de
couverture des différentes
laiteries du pays. Cet accord
conclu entre l’ONIL et le
CNIL vise à éviter la crise du
lait en sachet durant le mois
de Ramadhan où la demande
augmente considérablement
par rapport aux autres
mois de l’année. La même
source confirme qu’après le
mois du jeûne, les deux parties
vont se réunir de nouveau
pour étudier la situation
et revoir les quotas.
Tags:
Algérie
Pénurie
Lait
Source : El-annabi.com