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Aussi bien de valeur qu’en quantité

L’Algérie a baissé ses importations de blé en 2010

28 février 2011
L'Algérie a baissé ses importations de blé en 2010

L’Algérie a réussi à diminuer ses importations de blé durant l’exercice précédent. Le montant de ses dépenses a enregistré un recul de 31,7 %, en s’établissant à 1,25 milliard de dollars contre 1,83 milliard en 2009, alors que la quantité a baissé à 5,23 millions de tonnes contre 5,72 millions, soit une baisse de près de un demi-million de tonnes.

Les importations de blé se répartissent en 73 % de blé tendre et 27 % de blé dur. Le premier a enregistré une baisse de 12 %, avec 913,2 millions de dollars pour 3,98 millions de tonnes en 2010, contre 1,038 milliard de dollars pour 3,86 millions de tonnes en 2009. Le second a connu une baisse très importante, de 57 %, avec 338,6 millions de dollars pour 1,246 million de tonnes, contre 794 millions de dollars pour 1,853 million de tonnes, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques.

Les principaux pays partenaires de l’Algérie concernant les importations du blé au cours de l’année écoulée sont la France, le Canada, le Mexique, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Après les importations record de 2008 (6,48 millions de tonnes pour 3,19 milliards de dollars) en raison de la mauvaise récolte qui avait coïncidé avec la crise mondiale, où les cours des céréales avaient atteint des pics historiques, les achats de l’Algérie ont entamé leur baisse en 2009 qui s’est poursuivie en 2010. Cette baisse des importations de plus de 500 000 tonnes en 2010 par rapport à l’année précédente s’explique, selon les professionnels, essentiellement par la relance de la filière des céréales en Algérie grâce à la politique de soutien initiée par l’Etat.

Le gouvernement avait décidé de relancer la céréaliculture, notamment le blé, le produit le plus concerné par les importations. Parmi ces principales mesures d’appui, l’octroi aux céréaliculteurs de crédits fournisseurs pour l’acquisition de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires. Il s’agit aussi du lancement du crédit de campagne sans intérêts (R’fig), de l’exonération de TVA des produits phytosanitaires, du soutien des prix des engrais à concurrence de 20 % et de l’ouverture d’un guichet unique impliquant l’OAIC, les CCLS, la BADR et la CNMA pour les assurances.

L’entrée en vigueur du dispositif leasing pour soutenir l’acquisition de tracteurs et de moissonneuses-batteuses, l’accompagnement technique et phytosanitaire des céréaliculteurs ont joué en faveur de cette campagne. Outre ces mesures, l’Etat a décidé de maintenir la décision prise en 2008 de garantir les prix minima pour les céréaliculteurs, à savoir 4 500 DA le quintal de blé tendre et 3 500 DA celui de blé dur.

Ces mesures incitatives ont permis de relancer à nouveau la croissance de la filière céréalière qui a atteint un record de 6,2 millions de tonnes lors de la campagne 2008-2009. Mais la récolte céréalière de 2009/2010 a baissé à 4,6 millions de tonnes, en raison de la sécheresse qui a frappé le pays. Selon les prévisions de la tutelle pour 2011, l’OAIC devrait importer pour environ 800 millions de dollars et les privés pour 1,5 milliard.

M. B.

Tags: Algérie Importation

Source : El-annabi.com

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