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Emploi : L’expérience française

25 janvier 2011
Emploi : L'expérience française

Le ministre du Travail, Tayeb Louh, interrogé hier par la presse, s’est refusé à tout commentaire sur les cas des jeunes chômeurs qui s‘immolent par désespoir.

C’était en marge de la signature du programme exécutif bilatéral algéro-français, portant sur l’appui à l’élaboration de la nomenclature algérienne des métiers et des emplois. A vrai dire, la réponse de Tayeb Louh, figurait déjà dans son discours devant l’assistance, avant la signature du programme exécutif bilatéral par Mme Aziza Chibane, directrice générale de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) et M, Christian Charppy, directeur général de Pôle Emploi. Le ministre a affirmé, lors de son intervention, qu’il y a beaucoup de similitudes par rapport aux problèmes de l’emploi, entre l’Algérie et la France. Le problème n’est pas spécifique à l’Algérie et même les pays développés souffrent du problème du chômage.

Il a également affirmé que la méthode d’évaluation de taux de chômage est la même que ce soit en Algérie ou en France. Elle est basée sur les mêmes principes et sur les mêmes critères. « La seule différence est que la France réactualise son évaluation de taux de chômage, chaque trois mois et l’Algérie le calcule chaque année  », a-t-il indiqué. Pour sa part, le directeur général de Pôle Emploi, Christian Charppy, a affirmé qu’il y a beaucoup de similitudes en matière d’emploi entre les deux pays. « Quel que soit le niveau des richesses, les préoccupations sont les mêmes pour l’accès au travail » a-t-il souligné.

Et de préciser que le taux de chômage est de 10% en France (en Algérie le taux officiel du chômage est de 10 % aussi). Il a également indiqué que le nombre des chômeurs diplômés en France est un peu moins important par rapport à l’Algérie. Pour ce qui est des chômeurs non diplômés, le DG de Pôle Emploi a affirmé qu’il n’y a pas de grandes différences entre les deux pays, en précisant qu’il y a des débouchés pour ces non diplômés, il suffit de trouver les mécanismes techniques et efficaces pour les orienter. « En France, par exemple, un jeune non diplômé passe 2 à 3 ans après sa sortie de l’école pour trouver un travail, nous actualisons souvent notre méthode pour réduire au maximum cette durée », souligne-t-il, en précisant que son agence est disposée à assurer une collaboration régulière avec l’ANEM, notamment en matière de formation et d’expertise capables d’aider les agences de l’emploi à fournir de meilleures prestations. L’expérience française peut aider l’ANEM à élaborer une nomenclature algérienne des métiers et de l’emploi, tout en définissant les profils d’offres et de demandes, élaboration d’une source de documentaires opérationnelle sur les contenus des emplois et des banques de données sur l’emploi et les métiers qui seront mises à la disposition des institutions et des entreprises.

L’ambassadeur de France à Alger, présent à la cérémonie, s’est dit réjoui de l’avancée de la coopération entre les deux pays. Il a également souligné que son pays s’est focalisé dans son programme de coopération avec l’Algérie, sur la formation et l’expertise. « Nous avons consacré 5 millions d’euros pour la formation professionnelle ».

M. Aziza

Tags: France Chômage Investissement

Source : Le Quotidien d'Oran

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