Dernière mise à jour : samedi 5 juin 2010
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Le procès qui s’est tenu lundi à la cour d’assises, pour juger une affaire de meurtre perpétré le 23 mai 2004 sur la plage de Sidi Salem était particulièrement ardu, le principal accusé étant sourd-muet.
Un handicap mis en exergue par la défense pour tenter de sauver la tête de son client, alors que le procureur avait requis la peine de mort pour les trois mis en cause.
Il semble, selon l’arrêt de renvoi que le crime a eu lieu à la suite d’une longue beuverie et de prise de psychotropes et de « zetla » entre Sabri et celui qui allait, quelques heures plus tard, mourir étranglé à l’aide d’une corde en nylon, avant d’être livré à la mer, les mains liées dans le dos, pieds nus et en caleçon.
Selon Sabri, Hocine et Ramzi étaient présents, mais ce point a été formellement nié par les deux mis en cause qui ont affirmé qu’ils étaient chez eux au moment des faits.
C’est le vol qui semble le mobile de ce meurtre, ce qui a supposé la préméditation. Selon les déclarations de Sabri, assisté d’un interprète, la beuverie, à laquelle ont assisté Hocine et Ramzi s’est mal terminée car une dispute a éclaté, suivie d’une bagarre. Une bagarre à laquelle ne s’était pas mêlé Sabri.
Ce dernier devait expliquer, à force de gestes qu’il n’avait rien à voir avec le meurtre, car il se trouvait loin de ses compagnons à ce moment-là.
De son côté, l’avocat de Sabri a axé sa plaidoirie sur ce qu’il a qualifié de « dysfonctionnements » de l’instruction qui, selon lui, aurait dû procéder à la reconstitution des faits, en considération de l’handicap du prévenu qui n’avait que ses gestes pour assurer sa défense.
« Il ne faut pas que les véritables criminels profitent de cette incapacité pour lui coller ce meurtre sur le dos », devait il s’exclamer.
L’avocat devait en plus relever l’absence, lors de l’enquête menée par la police dès la découverte par un passant du cadavre rejeté sur la plage par les vagues, d’un interprète assermenté pour prendre la déposition du suspect.
Les policiers, avaient appréhendé Sabri sur les déclarations de deux témoins qui avaient aperçu ce dernier en compagnie de la victime quelques temps avant l’heure du crime.
Des témoins qui seront cependant formels, les individus qu’ils avaient aperçus en compagnie de Sabri et de la victime ce jour là n’étaient pas ceux assis dans le box des accusés.
Farida H. - l’est républicain
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