Dernière mise à jour : samedi 5 juin 2010
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"Les ports resteront toujours sous l’autorité de l’Etat ".
Par cette déclaration fracassante, M. Mohamed Maghlaoui, ministre des Transports, se veut affirmatif.
Il a tenu à démentir des rumeurs et de couper l’herbe sous les pieds des spéculateurs qui font ressortir l’orientation vers l’association de l’action privée dans les ports. Dans un tout autre contexte, Mohamed Maghlaoui dit dans son allocution que l’Algérie " qui a entrepris le plan quinquennal 2005-2009, consacre une attention particulière à l’élément humain en préservant les postes d’emploi en place et la promotion des compétences qui restent la grande priorité dans le cadre global des réformes visant à la modernisation des ports ".
Il en est que cette stratégie est fondée sur un cadre juridique et législatif déterminant les limites et règles de l’exercice des activités commerciales portuaires, et sur, précise le ministre, " la séparation de cette activité commerciale dans les ports de l’instance de régulation et de gestion des ports dans le but de libérer les initiatives du secteur public ". M. Maghlaoui ajoute d’ailleurs dans le même ordre d’idée que cette politique se base aussi sur " la mise à niveau du rôle de l’Etat dans ses fonctions d’autorité publique qui se charge de services publics... ".
Le contexte de la tenue de la 32e session, hier à El Aurassi, du conseil de l’Union des ports arabes, semble être bien choisi par le ministre des Transports pour, à la fois mettre cette question au point, et pour inviter les pays arabes à choisir le climat propice à l’investissement qu’offre notre pays. Les avancées enregistrées dans ce domaine précis de la gestion portuaire par l’Algérie qui s’ouvre aux opérateurs privés ont été d’ailleurs largement saluées par les participants arabes à cette session qui se tient pour la première fois en Algérie.
Les autres intervenants, représentants des différentes instances de cette Union des ports arabes, ont tous mis l’accent sur la nécessaire unification des stratégies pour promouvoir les échanges interarabes. En effet, il faut souligner que le volume des échanges commerciaux via les infrastructures portuaires ne dépasse pas 10% entre les pays arabes.
Aussi, comme a tenu à le souligner M. Maghlaoui, les charges des transports atteignent 10% de la valeur des échanges extérieurs des pays en développement, alors que ces mêmes charges ne dépassent pas 4% pour les pays développés. Un indice qui donne à réfléchir d’autant que la mondialisation favorise la concurrence et l’entrée en lice des multinationales qui monopolisent le domaine du traitement de la marchandise dans tous les ports du monde.
Ainsi, les arabes participant à cette 32e session se sont attelés durant ces deux journées de travaux sur la recherche de moyens susceptibles de coordonner les efforts dans ce domaine. Deux questions principales sont posées à l’ordre du jour de cette session. Il y a en premier lieu la question relative à l’unification des taxes pour toutes les opérations dans les ports, entre les pays arabes, et celle relative à la promotion des ressources humaines dans ce secteur, comme éléments clefs pour la réanimation des activités portuaires.
Zahir Saifi — Le Maghreb
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