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El-malouf
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Le Malouf est une musique classique algérien
héritière de la Musique arabe, basée sur un
système de 24 Noubates, qui sont les règles
théoriques et inchangées depuis la fin du IXème
siècle, ces noubates se sont maintenues grâce à
une tradition orale dans laquelle mélisme, et
autres ornementations, restent difficiles à
symboliser par le système de notation emprunté à
l’Occident. Cette musique c’est implanté dans
la culture de plusieurs grandes villes du
Maghreb, Fez, Tlemcen, Alger, Constantine,
Tunis, Annaba…
Basée sur des mélodies,
elle a subie les influences des régions où elle
était perpétuée, trois grandes écoles se sont
distinguées celle de Tlemcen (se revendique de
Grenade), celle d’Alger (se revendique de
Cordoba), et enfin celle de Constantine (se
revendique de Séville). Le mot Malouf vient du mot
arabe MAALOUF (habitué), qui signifie habitué à
la tradition, ou plus précisément ; fidèle à la
tradition, Et l’un de ces fidèles est
Cheikh Raymond
Cheikh Raymond:
 « Raymond Leyris avait 48
ans lorsqu'il fut assassiné le 22 juin 1961,
d'une balle dans la nuque, sur le marché de
Constantine. Le musicien était le symbole de
cette ville. Elle comptait alors 40.000 Juifs
sépharades, près de la moitié de sa population.
Symbole du mariage des cultures occidentales et
orientales, Raymond Leyris était né d'une
Bretonne et d'un juif sépharade, adopté par une
famille juive modeste. »
« C’est de ce rocher et de
cette musique que Raymond était emblématique. Et
comme le Pont suspendu, symbole de la ville,
passerelle entre ses rives aux contours
déchiquetées, Raymond était un lien entre les
communautés juive et musulmane que l’histoire
était en train de séparer. Figure charismatique
de la culture traditionnelle constantinoise, il
était une notabilité révérée par les deux
communautés. Ses concerts hebdomadaires à la
radio puis à la télévision locale vidaient les
rues de la ville. A l’instar de Cheikh Bestandji,
son maître, Raymond était un symbole et, à ce
titre, il n’était ni juif ni musulman. Il était
Cheikh Raymond, c’est tout ! »
©Liberté-Algérie |
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Hadj Mohamed Tahar Fergani, le
maître absolu

De son vrai
nom Reganni, fils de Cheikh Hamou, célèbre
chanteur de hawzi, il est né le 9 mai 1928 à
Constantine. Epaulé par son frère Abdelkrim, il
s’initie à la broderie, un métier très prisé
dans sa ville natale, puis, à l’âge de 18 ans,
il décide de se consacrer entièrement à sa
vocation première qui est la musique. Il débute
comme joueur de fhel (petite flûte) dans
l’orchestre d’Omar Benmalek, avant de se tourner
vers le genre charqi (oriental, d’inspiration
égyptienne) au sein de l’association Toulou’ el
Fadjr (l’aurore). Sa voix chaude et puissante
impressionne dans l’interprétation de chansons
d’Oum Kalthoum ou de Mohamed Abdel Wahab. Un peu
plus tard, après s’être essayé au style hawzi
(populaire des faubourgs de Tlemcen), sur les
conseils avisés du fameux Cheikh Hassouna Amin
Khodja, il s’oriente vers le malouf, le genre,
d’origine andalouse, le plus enraciné à
Constantine, mais également à Annaba, à Tunis et
à Tripoli, dont son père lui enseignera les
bases essentielles.
En 1951, à
Annaba, il se fait remarquer à un concours
musical, dont il remporte le premier prix, et,
dans la foulée, enregistre un premier album qui
l’impose, à la fois, comme chanteur populaire et
maître du malouf. Au contact des grands maîtres
de l’arabo-andalou algérien, tels Dahmane Ben
Achour ou Abdelkrim Dali, il perfectionne son
art, parvenant à maîtriser le répertoire des
trois écoles : l’algéroise et sa sana’a, la
tlemcénienne avec son gharnati et, bien sûr, la
constantinoise avec son malouf plus vif
qu’ailleurs.
Primé en
plusieurs occasions et honoré tant sur le plan
national qu’international, Hadj Tahar Fergani
demeure l’une des références majeures et
l’invité incontournable de toutes les
manifestations culturelles où la qualité
artistique prime sur l’effet de mode. Son sens
mélodique aigu, son génie sans pareil dans
l’improvisation, la richesse de son style, sa
virtuosité dans le maniement du violon, tenu à
la verticale, et son audace à dépasser ses
limites ont fait école et, pour lui, c’est la
plus belle des récompenses pour une aussi longue
carrière, encore en mouvement.
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Hamdi
Benani, le chantre annabi

Le représentant et le meilleur ambassadeur du
Malouf el-annabi, né le
1er janvier 1943 à Annaba, quatrième ville
d’Algérie, dont saint Augustin fut l’évêque, il
montre très tôt des aptitudes pour le chant,
avec les encouragements de son oncle, musicien
de feu Mohamed El Kourd. A 16 ans, il remporte
un premier prix de la chanson, mais ce n’est
qu’en 1963 que sa carrière de musicien et
chanteur se concrétise publiquement. En effet,
un récital au théâtre d’Annaba, où il interprète
le classique "Ya bahi El Djamel" lui ouvre les
portes de la reconnaissance et du grand public
et de ses pères. Sa ténacité, sa détermination
et son acharnement au travail feront le reste et
le hisseront au niveau de ses illustres aînés
comme Hadj Fergani, Hassen El Annabi et
Abdelmoumène Bentobbal.
Celui que l’on surnomme «l’ange blanc», en
raison de la couleur de son violon, a su
apporter du changement et un souffle neuf à un
genre, le malouf, qui gagne, ainsi, en dynamisme
et en vivacité avec ses "Adala ya adala", "Mahbounati".
Source principal imarabe |
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